lundi, février 13, 2006

prostipute

Quelques mots à ce sujet, tirés du hors-série de l'Humanité de septembre 2002.

Isabelle Collot: Quand des femmes sont en attente de papiers, de clarification et que cela dure un an, deux ans, qu'elles n'ont rien pour survivre, là, c'est notre pays qui alimente la prostitution.

José Dilenseger: De nombreux pays tendent, avec la caution de l'Union européenne, à vouloir légaliser les fonctions de proxénète par la professionnalisation de la prostitution.

Rosario Caracédo: La question du client, du prostituant, est fondamentalement un problème masculin, lié aux représentations sur la sexualité et le pouvoir.

Judith Trinquart: La prostitution n'est pas une forme de sexualité. Les notions essentielles sur lesquelles tous peuvent s'accorder sont clles de désir, de plaisir et de partage, toujours dans la bilatéralité. Conséquences de rapports non désirés à répétition: dissociation psychique et troubles de la sensibillité cortporelle au toucher et à la douleur.

Tanguy Samzun & Bruno Bisaro: Il est urget de réaffirmer la puissance non seulement d'affects mais aussi de connaissance du corps, de ne plus le dissocier de l'intellect.

Christine: C'est comme une secte. J'avais laissé des filles qui fumaient à pene du shit, je les ai retrouvées piquées à l'héroïne. On est dedans, on ne voit plus que des gens qui sont dedans, on n'a plus de recul. On vit décalées, on fait une croix sur le monde extéieur.


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