musique de merde en toile de fond,
je sors d’un mauvais passage. J’ai de l’énergie à revendre, d’un coup je me trouve en forme, j’en profite pour clapoter, je veux surtout pas faire quelque chose d’utile, surtout pas lire, surtout pas rattrapper le retard, il y a dix minutes à peine je priais pour le noir absolu et le silence présent, maintenant, je voudrais juste qu’il éteigne cette musique à la con, et j’ai encore du mal avec la lampe de chevet, pourtant nécessaire pour taper. J’ai repris une respiration normale, ça passe, l’irritation des sens se calme. J’ai un sale mal un dos, et dans la poitrine. Impossible de me caler correctement avec ces coussins de merde. Il m’a fallu une heure et demie pour bouger mon cul, aller récupérer la rallonge et l’ordi, me motiver pour l’installer sur ce lit affreux où on dort si mal quand on est moi. Oui c’est un ordi portable, bien évidemment. Putain, je suis calée immondement, c’est atroce, j’ai mal partout et nulle part, me sens lourde et je respire mal et je suis fébrile, et je m’emmerde.En cours cet aprèm – j’ai mis le coussin en bas du dos, de suite c’est mieux – la prof nous a parlé de films policiers, des classifications qu’on se fait des scènes de films types, du coup ça m’a donné une idée bidon, celle d’écrire moi aussi un policier. Mauvais, bien sûr, parce que je sais pas écrire de bons policiers, parce que je sais pas écrire de policiers tout court, bon ou mauvais, parce que je sais pas écrire de nouvelles d’une façon générale, et que ma seule aptitude littéraire – enfin, là où je me ridiculise le moins de l’avis plus ou moins valable de ceux qui ont bien voulu me le donner – réside dans une vague poésie qui ressemble à rien, et dans ma faculté de m’étendre à l’infini sur des considérations superficielles, ennuyeuses et égocentriques.
Je m’en fous. Oui parce que je suis en pleine émulation ces temps-ci, au sens large, parce que je fais plein de trucs intéressants, lundi dernier on a passé une heure avec la prof qui porte pompeusement – mais elle l’a pas choisi – le titre de « directrice de recherche », c’est pompeux pour elle, mais aussi pour moi, ça implique que je vais faire une « recherche » - ouarf ! – donc on a passé une heure avec elle et puis l’autre étudiant qui va bosser avec elle, sympathique jeune homme de presque dix ans mon aîné ceci dit, donc on a passé une heure à parler d’alchimie, de religions, de sciences. Y’avait aussi avec nous deux autres étudiants, de la fac de sciences, l’un, doux, charmant, qu’on n’a presque pas entendu parce qu’il ne faisait en réalité qu’accompagner son pote, un jeune intello qui parlait un peu trop bien pour être supportable, tout à fait sympathique malgré tout, je dis pas.
Rha, ça m’énerve, ça me tape sur le système les gens qui parlent bien, on dirait qu’ils ignorent le facteur chiottes quand ils font leur petit exposé. Facteur chiottes, ou bouffe, ou autre. Je me gèle, je suis frigorifiée, je déteste mes fringues, ma nuque, la couette, les draps, mon dos, mes doigts malhabiles, imparfaits et empressés qui confondent les touches, je déteste tout ce qui est physique, mais moins que tout à l’heure. Je crève de faim mais l’idée de manger me fait mal à la poitrine.
Y’a plus de musique, mais le son de la télé, les sons et les voix moches des infos, c’est fou comme c’est moche les infos, oui c’est utile et intéressant, tout ce qu’on veut, mais c’est d’une mocheté, si encore les sons étaient beaux, s’ils choisissaient de jolies voix. C’est toujours moins irritant qu’Apocalyptica de tout à l’heure, ou qu’une série braillarde, ou même pas forcément braillarde, mais j’abhorre le son des séries, c’est une torture auditive. La télé en général est une torture auditive, mais l’avantage des infos c’est que ça s’apparente à la radio, donc à défaut d’être beaux, les sons ne sont pas atroces.
On va rebouffer des fajitas. J’aime beaucoup les fajitas, ce qui est dommage par contre c’est qu’on en a déjà bouffé hier, alors d’une, trop de fajita tue la fajita, et de deux, on n’a plus de guacamole. Sacrilège, me direz-vous (ou plutôt non, personne ne me dira rien car tout le net se fout éperdument de mon blog), des fajitas sans guacamole. De toute façon, ce guacamole, à base d’une préparation en sachet, bien que bon, n’était pas au niveau de celui que je fais moi-même, selon la recette de mon copain. Ceci dit, même si la recette n’est pas de moi initialement, je l’ai améliorée plus ou moins inconsciemment et au final mon guacamole a quelque chose d’infiniment meilleur que celui de mon maître, quoi qu’en dise ce dernier, fier et farouche. En gros, il faut prendre un avocat bien mûr, l’écrabouiller intégralement, des petits dés de tomate délicatement intégrés à la pâte, et rajouter en grande quantité toutes les épices que recèle votre garde-manger, et qui vous inspirent. C’est le top. Mon copain s’embarrasse de proportions et de noms barbares, et résultat, c’est moins bon !


8 Comments:
Oui.
Pourquoi je suis presque dernier dans ta liste de liens même pas classée par ordre alphabétique, ni par n'importe quel ordre logique tout court, et juste avant cette merde de cahier noir ? Parce que je suis de la merde aussi, c'est ça ? Parce que tu classes par ordre de préférence et que tu m'aimes pas ? Non mais vas-y, parle. Dis quelque chose.
Et préviens-moi quand tu auras fini d'écrire ton policier. Je suis curieux.
Tu es aveugle, c'est tout. J'ai classé de façon à ce que ça fasse un joli petit drapeau, en fonction du nombre de lettres !
Espèce de pas esthète.
Oué ben mon policier il faisait 15 lignes et je l'ai foutu à la poubelle, car ça sentait très mauvais, alors tu patienteras un peu le temps que je me remette de ma nullité.
*mode [lêche] on*
Oui ben moi j'avais vu que c'était pour l'esthétique de la chose !
Et le pire c'est que c'est vrai en plus !
Pour ma part, je suis curieuse de te lire tout court parce que quoi qu'en disent certains ben j'aime beaucoup ta façon de poser sur le papier (ou l'écran...) des événements de la vie quotidienne, de ta vie... Surtout que du coup, ça me permet de ne point trop m'éloigner de toi...
Et de plus je ne trouve point cela "chemo", pour reprendre ton expression, mais au contraire d'une beauté sensible, et en ce qui concerne une grande partie de cet article-là, d'une joliesse à fleur de peau...
Je sais ça ne veut rien dire mais bon, si tu ne sais pas écrire de jolie façon, moi je ne sais pas écrire du tout...
Et ben nous sommes bien rendues là !!!
Courage, ma vieille teup...
Ah, mais toi tu te rapproches du jedisme, Daynde ! Pas comme certains qui seront encore padawans à 60 balais.
^^
Aya c'est qui la petite daynde ? Netty ?
Ouaip !
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