vendredi, novembre 24, 2006

déménagement

Je déménage.

Et c'est ici.

À bientôt.

samedi, octobre 28, 2006

soon toussaint


Le con qu'est moche, le con qu'est méchant, le con qu'est con, je crois que c'est à cause de lui que j'ai fait un malaise lundi dernier. Je hais ce que je fais, encore plus ce que je ne fais pas, surtout quand je devrais le faire. J'veux pas parler fort. Je veux pas me prendre au sérieux, je veux pas avoir l'air intéressée par ce que je raconte, je m'en fous de ce bouquin débile, je veux pas être la jeune fille bien. Les exposés c'est pour les yupies.

On parle beaucoup de mort(s) en ce moment autour de moi. Je veux pas mourir en automne perso. Mieux vaut quitter un monde joyeux, le mourant est plus rassuré. "Je meurs, les autres vivent, les oiseaux gazouillent, tout va bien." Je serais angoissée jusqu'à la fin en fait, jusqu'à la fin j'aurais peur d'avoir oublié de fermer la porte à clé [non, c'est pas une crainte absurde, ça m'est déjà arrivé, et même d'oublier mes clés sur la porte laissée grande ouverte pour une soirée; j'avais alors un voisin sympa qui s'est occupé de tout] ou d'éteindre le four [déjà fait, aussi]. On a le cœur léger au printemps, c'est pas une nouveauté.

jeudi, septembre 28, 2006

bad hier soir

Le village est mort, c'était un bon chien marron, docile, au dos lisse, mais le village est mort maintenant.

Ses contours palpitent dans l'air chaud, il est devenu mauvais autant qu'immobile, comme savent l'être les choses qui n'ont pas de sens.

La lumière ne faiblit pas, qu'il faille dormir, manger, voir l'ennui passer, la lumière laide ne faiblit pas. Elle ne s'éteindra jamais.

Je suis dans mon lit et j'aimerais bien penser à autre chose avant de m'endormir, mais il y a le Soleil, le méchant Soleil neutre qui pend dans mon crâne, le même qui chauffe dans un ciel bleu, à l'intérieur de rien, encore moins de l'atmosphère.

J'aimerais bien penser à autre chose avant de m'endormir. C'est par les oreilles que rentre le noir, quand j'ouvre les yeux je me rends compte de sa présence, et alors le noir s'engouffre, tout doux, par les oreilles, il rentre et enveloppe, il déborde par les yeux et les yeux se ferment pour le retenir.

vendredi, septembre 08, 2006

la fin d'une quête

Comme le titre l'indique...
Je ne suis donc officiellement plus en quête. Jusqu'à nouvel ordre; étant d'un naturel curieux, je trouverai bien quelque chose d'autre à chercher, quand même. Faudrait être bien blasé.
Et à quoi bon se battre quand on n'est plus en quête? Et qu'est-ce qu'une guerrière qui ne se bat pas, sinon autre chose qu'une guerrière, précisément?
Ben rien.
Alors il ne reste plus que "jeune" qui soit encore valable dans mon court descriptif. Je vais rajouter "fille" qui était contenu de toute façon dans "guerrière".

***

Je ne pensais pas que cette trouvaille aurait tant d'importance.

L'autre coup, une chanson de Loreena McKennitt passait sur une radio web (je sais pas comment ça marche, m'enfin...) et l'automne dernier m'est revenu en mémoire (Loreena McKennitt > automne, c'est comme ça). Une soirée en particulier. Je devais sortir dans une salle de concert/bar où était organisée une soirée Halloween. J'aime pas le concept Halloween, orange, noir, citrouilles, mais la date compte. J'ai décidé de rester seule finalement. Faire ce que j'avais à faire. Je me souviens de mes petites mains écorchées, de la vie et du sens qui s'incarnent dans la pierre, et d'y repenser, ça m'a émue bêtement. On fait souvent des choses auxquelles on croit, c'est nécessaire et normal, mais on ne se rend pas toujours compte de l'importance qu'elles prennent.

Et là je me suis trouvée. Tout s'éclaire. L'évidence, la sécurité, et une réponse à une question.

***

Le monde s'ouvre quand on ouvre les yeux. J'ai retrouvé, enfin, une faculté que je croyais perdue. Je suis soulagée, bien sûr, et petitement reconnaissante envers ceux qui veillent. Je n'ai pas assez de tout mon corps et de toute ma pauvre âme pour les remercier décemment.

***

2-3 déceptions. Je m'attendais à quoi? Ben à mieux, oui je sais, merde, c'est une question pour faire joli, je sais bien que. Je pourrais dire en jouant les vieilles routardes que j'ai l'habitude, mais il n'empêche. Ça fait toujours de la peine, quelque part.

Quelque part dans un pays mystérieux où je les emmerde tous. Au moins c'est dit.

samedi, août 26, 2006

je me sens femme.

Je rigole bien sûr.
J'ai une tête à sortir une connerie pareille?

mercredi, août 23, 2006

statistiques - c'est dur la vie.

La chanson qui fait "ces enfants là-bas que je ne connais pas..." (je sais pas de qui elle est) passe en moyenne 4 fois par jour à mon boulot.

Je travaille depuis 19 jours.

Je l'ai donc entendue :

19 x 4 = 76

76 fois.

lundi, juillet 17, 2006

journée d'été.

Soumise et pensive à l'heure de la migraine, laisse s'épanouir la corolle blanche dans ma tête, le voile blanc dans ma gorge.

La pose est alanguie mais l'esprit se convulse.

C'est une douleur lente, pure et neutre.

C'est étrange, quand on y pense, cette neutralité; cette absence de polarité, d'intention. Ce monde s'étend à l'infini, et le juste n'y est pas.

La volonté conduit seule les muscles fuyants... Bipédie instable.

L'heure, fébrile, s'empare du vertical et me couche.